"Le Bureau de la S.N.P. a le regret de vous informer qu'en raison de
l'épidémie provoquée par le Covid-19,
la conférence d'Aurélia Borvon
n'aura pas lieu comme prévu,
ce dimanche 15 mars.
Elle sera reportée à une date ultérieure."

15 mars 2020

Exploitation des poissons à Eynan/Ain Mallaha
(Vallée du Jourdain, Israël) au Natoufien final
(fin du Pléistocène)

Par Aurélia Borvon

Après une présentation générale de ce qu’est l’archéo-ichtyologie, la communication visera à exposer les données issues de ce type d’étude sur un site de la fin du Pléistocène situé en Israël, celui d’Ain Mallaha/Eynan (fouilles F. Valla et H. Khalaily).

Ce site est un site natoufien majeur, situé dans la haute vallée du Jourdain, près du lac Hula. Le niveau le plus récent, du Natufien final, a livré une quantité exceptionnelle de restes de poissons (plusieurs milliers). L'importance du poisson dans la subsistance des sociétés du Pléistocène supérieur est une question cruciale qui a été soulevée pendant plusieurs décennies mais qui a longtemps manqué d'études détaillées. La présence de ces milliers de restes ichthyologiques permet donc ici d'examiner cette question.

Les poissons, tous d'eau douce, appartiennent à deux familles essentiellement, les cichlidés et les cyprinidés. La présence discrète d’une troisième famille, celle des salmonidés, est également à signaler.

L'étude de ces vestiges très abondants vise, grâce à différents aspects qui seront détaillés (identification des espèces, nombre d’individus et estimation des tailles, etc.), à reconstituer l'ichtyofaune du paléo-lac Hula, l'exploitation et la consommation des différentes espèces de poissons et leur contribution à la subsistance natoufienne.


9 février 2020


19 janvier 2020

"LES IMAGES RUPESTRES DU MAROC"

Monsieur Alain Rodrigue*

Les prospections d'Alain Rodrigue au Maroc pendant plus de vingt ans lui ont permis la découverte de nombreuses stations préhistoriques. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs livres qui font référence.

Au Maroc l'art rupestre préhistorique, dit aussi art pariétal, existe dans deux milieux fort différents : le grand sud, au-delà de l'Anti-Atlas, en zone désertique, et le Haut-Atlas, sur des pâturages jusqu'à 2500 mètres d'altitude. Cette situation, unique au Maghreb, se traduit par des thèmes très variés, principalement gravés (quelques rares peintures), illustrant d'une part l'influence des derniers bouviers sahariens, fuyant la désertification et d'autre part l'adoption de la métallurgie importée d'Europe puis individualisée dans des productions autochtones. Il s'en suit, pour l'observateur non spécialisé, comme pour le préhistorien de l'art averti, la lecture d'un inventaire rupestre d'une très grande richesse et d'une originale diversité.


(ph. Alain Rodrigue)

*diplômé de l'École des Hautes études en sciences sociales et docteur en préhistoire.