le dimanche 19-03-2017

Amphithéatre du Muséum d’Histoire Naturelle
12 rue Voltaire 44000 NANTES

PRESENTATION DE SUJETS PAR LES ADHERENTS
DE NOTRE ASSOCIATION

Cette séance, réservée aux communications de nos adhérents, sera d’abord animée par Claude Lefèbvre, puis Jacques Hermouet qui ont choisi de nous parler de diverses interprétations dont l’évolution humaine fait l’objet.

Claude Lefèbvre, qui s’est attaché à explorer le thème de la recherche, nous exposera, au moyen d’un diaporama, l’incidence des résultats de celle-ci sur la compréhension que l’on peut avoir, aujourd’hui, de l’évolution humaine.

Jacques Hermouet, quant à lui, présentera la notion d'espèce, toujours difficile à définir en paléontologie, d'autant plus que, pour la nôtre, Homo sapiens, elle représente un aspect identitaire. Comment la définir, depuis qu'au XIX ème siècle, la découverte d'autres espèces d'hommes a brisé l'image d'unique représentante de l'humanité (du genre Homo) ? Quelle signification donner à cette part de l'autre en nous-même, comme c'est le cas quant à nos relations avec ce cousin néandertalien ?

En deuxième partie, Mr Gauvrit nous proposera d’établir des liens possibles entre la situation du Grand Menhir de Locmariaquer et certains mythes de l’Antiquité.

Préparez vos questions…

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le dimanche 20-04-2017

Amphithéatre du Muséum d’Histoire Naturelle
12 rue Voltaire 44000 NANTES

Nouvelles recherches sur le site
paléolithique de Roc-en-Pail
(Chalonnes-sur-Loire, Maine-et-Loire)

par Sylvain Soriano
Directeur de recherche CNRS
UMR 7041 Archéologies et Sciences de l’Antiquité, équipe AnTET

 

         Découvert au 19e siècle, et d’abord fouillé par le Dr. Michel Gruet dans les années 1940-1950, puis, pour la dernière fois, en 1969, le site paléolithique de Roc-en-Pail demeure encore aujourd’hui méconnu. Pourtant, il peut être considéré comme un site majeur pour le Paléolithique moyen du Centre-Ouest de la France.

         Situé dans la vallée du Jeu, à quelques kilomètres au sud de la Loire, il présente une imposante séquence stratigraphique : d’après les publications du Dr. Gruet, sur cinq mètres d’épaisseur se succèderaient au moins sept couches archéologiques du Paléolithique moyen et une du Paléolithique supérieur. Roc-en-Pail est par ailleurs le seul site de la région ayant livré des restes humains d’Âge paléolithique moyen. La séquence archéologique, telle que décrite par le Dr. Gruet, laisse penser que le site a pu être occupé de façon récurrente entre 100 000 et 25 000 ans. C’est ce potentiel qui a conduit, après une étude des archives du Dr. Gruet, à entreprendre des sondages en 2014 pour retrouver les limites des fouilles anciennes, puis à débuter une nouvelle fouille en 2016.

         Les premiers résultats confirment le potentiel archéologique de ce site et indiquent que des groupes humains se sont installés de façon récurrente pendant le Paléolithique moyen, au pied d’un coteau calcaire dominant la confluence du Jeu et du Layon.

 


le dimanche 19 février

La séance tiendra lieu
d’Assemblée Générale.

Comme chaque année, il y aura, par conséquent, le renouvellement du tiers sortant du bureau. Les taches qui nous incombent étant multiples et le nombre de bras pour y faire face trop restreint, de nouvelles candidatures sont souhaitées.

Aussi, n’hésitez pas à proposer la vôtre, soit en adressant un courrier, soit en l’exprimant à notre Président en début de séance. »


le samedi 21 janvier

* Société des Sciences Naturelles de L'Ouest de la France

avec
Jacques Hermouet
et Serge Régnault

Amphithéatre du Muséum d’Histoire Naturelle
12 rue Voltaire 44000 NANTES

"L'homme de florès : dernières données sur le troisième Homme ‘’,

En 2003 la découverte d'un petit squelette d'1 m 06, muni d'un crâne à peine plus gros qu'un pamplemousse (environ 400cm3), a défrayé la chronique et déclenché une controverse parfois fort animée (comme la paléoanthropologie en a le secret). On a assisté à un kidnapping et à une rétention du fossile comme au bon vieux temps de Dubois qui cachait son pithécanthrope sous le plancher de sa salle à manger. Il s'en suivra une surenchère d'études visant, soit à légitimer cette nouvelle forme humaine, soit à la ramener à un cas pathologique tel Neandertal qui, jadis, fut qualifié « de cosaque idiot ! ».

Cette situation de guérilla scientifique perdurera jusqu'en 2012 sans obtenir la validation de la découverte, du moins officiellement, la majorité des paléoanthropologues ne doutant guère de l'authenticité ni du caractère remarquable de ce cas d'évolution.

Alors, aujourd'hui, quel bilan de ces quatre dernières années ? Pour quel résultat du « match » ? C'est ce que nous nous efforcerons de montrer lors de cette présentation.

Jacques Hermouet

‘’Charles Bertrand-Geslin et les cavernes à ossements’’.

 

Entre 1820 et 1863, Charles BERTRAND-GESLIN, naturaliste nantais né en1796, s'est intéressé, entre autres, aux brèches osseuses et aux cavernes à ossements.A cette époque, en Europe, plusieurs savants cherchent à comprendre la signification des vestiges fossiles découverts dans des dépôts et leur mode de gisement.

Charles BERTRAND-GESLIN, contemporain de William BUCKLAND,Georges CUVIER et autres savants qu'il a côtoyés, a participé aux recherches et échanges d'idées concernant les sites à ossements  fossiles quaternaires.

A l'origine d'une éphémère société Linnéenne à Nantes, précédant la SNOFF, il nous laisse ces écrits, publications et spécimens, conservés au Muséum d'Histoire Naturelle de Nantes.

Serge Régnault


Illustration : Eric Lebrun (l'un de nos sociétaires).