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dimanche 17 Novembre 2019

dans l'amphithéâtre
du Muséum d'Histoire Naturelle
de Nantes (9h30 – 12h00)

 

Les systèmes techniques des chasseurs-cueilleurs maritimes :
une première approche tracéologique à travers
les collections lithiques de Téviec et Beg-er-Vil.

Jorge Calvo Gómez
Doctorant en archéologie, UMR de Rennes

 

Tout le long de la façade atlantique européenne, les groupes de chasseurs-cueilleurs maritimes de l’Holocène ont été à l’origine de plusieurs entités. En Bretagne, le Téviecien est connu à travers différents sites fouillés, avec plusieurs traits communs : leurs chronologies, leurs industries lithiques, les traces de prédation maritime ou encore les types d’habitats. Ces sites sont souvent composés de couches archéologiques constituées notamment des déchets anthropiques d’origine marine, ou amas coquilliers, et ne laissent que peu de doutes quant au caractère maritime de ces groupes humains.

Cependant, à cause de la dégradation des vestiges archéologiques en matières organiques, les systèmes techniques liés aux activités maritimes et à cet environnement côtier ne sont pas toujours bien connus. Néanmoins, les données ethnographiques montrent comment les sociétés humaines installées dans les milieux côtiers ont développé des systèmes techniques propres à cet environnement.

Née durant les années 50 en Russie, la tracéologie est l’étude des altérations des objets archéologiques, quelles que soient leur origine (technologique, fonctionnel ou taphonomique), afin de créer une « biographie » de l’outil et de la replacer dans une chaîne opératoire précise. Ainsi, dans notre recherche doctorale, nous avons étudié la formation des traces sur les outils des sites de Téviec (Saint-Pierre-de-Quiberon, Morbihan) et de Beg-er-Vil (Quiberon, Morbihan), pour tenter de comprendre si une signature fonctionnelle spéficique aux outillages des chasseurs-cueilleurs maritimes pouvait exister.

Par exemple, dans le site de Téviec, le travail des matières végétales, qui semble être caractéristique de certains outillages mésolithiques, pourrait avoir une signification technique différente dans ces contextes maritimes. Ou encore, à  Beg-er-Vil, les traces d’impact sur les flèches tranchantes auraient une signature fonctionnelle, potentiellement distincte des contextes continentaux. Bien que notre travail ne soit pas encore achevé, ces résultats préliminaires nous permettent déjà de discuter autour des techniques des chasseurs-cueilleurs maritimes.

 


Sépulture de Teviec et fouille de Beg-er-Vil

 


15 Juin 2019

Journées de l'archéologie 2019 sur le site du Lomer à Pénestin

Par  Jacques Hermouet

Le samedi 15 juin, dans le cadre des Journées de l'Archéologie, à l'initiative de la municipalité de Pénestin et de Catherine Dupont, Archéomalacologue*, chercheuse au C.N.R.S., a eu lieu une présentation du site de pourpres tinctoriales de la plage du Lomer.

Catherine Dupont était intervenue auprès des Elus de Pénestin afin de nous associer à cet événement. Ainsi j'ai pu, avec mon épouse et Sylvie Pavageau, constituer une petite équipe S.N.P..
Nous sommes donc intervenus de concert avec la chercheuse en présence du découvreur du site, Bruno Philipp, pour animer cette présentation devant une trentaine d'habitants de la commune. La présence de ce public, en nombre non négligeable, a été pour nous une bonne surprise (photographies n°1 et 2).

Après avoir fait état de l'ancienneté du travail de la S.N.P. sur le sujet des amas coquilliers de pourpres liés à une activité de teinture, (M. Tessier et Y. Gruet 2001), nous avons rappelé l'historique des interventions de la S.N.P. consécutivement à la découverte du site, en l'an 2000, par Bruno Philipp, prospecteur archéologique à Penestin.
Ce sont tout d'abord les constatations d'Hubert Jacquet sur la présence d'un outillage sommaire dans l'amas et sa vulnérabilité à l'érosion qui entraîneront notre collaboration avec Catherine Dupont.
Cette collaboration aboutira à la parution de deux articles dans nos feuillets S.N.P. de 2009 et 2018, ce dernier relatant notre sortie sur le terrain, en juin 2016, ainsi que le suivi, par Sylvie Pavageau, de l'érosion et du collectage de portions d'amas tombées de la falaise qu’elle effectuera régulièrement. Échantillons sur lesquels l’équipe de notre atelier du samedi réalisera une étude statistique sous la direction de Catherine Dupont.

Un exposé du matériel coquillier trié, ainsi que la présentation du galet percuteur recueilli par Hubert Jacquet ont pu être réalisés au cours de l'exposé (photographie n°3).
Ensuite, un déplacement sur le platier faisant face au gisement, et découvert par la marée basse, a permis de montrer les pourpres au sein de leur environnement et de tenter des fragmentations de coquilles pour des expérimentations de teintures de mouchoirs assez réussies. On notera l'habileté de la très jeune fille de Frédéric Brettier dans la fragmentation des coquilles, ce qui ne put manquer de soulever la question du possible travail des enfants dans ce type d'exploitation !

Cet exposé a permis de sensibiliser la population de Pénestin à la sauvegarde du patrimoine archéologique communal. Le travail de la S.N.P. sur le Paléolithique inférieur de la falaise de la plage de la Mine d'or a aussi été évoqué, et le matériel lithique en dépôt à la S.N.P. a pu également être montré.

La problématique de l'érosion des sites, très forte sur cette portion du littoral, a été soulevée par Catherine Dupont qui incita les habitants à participer au dispositif ALeRT de Sauvegarde et d'Etude des sites archéologiques littoraux menacés par la montée du niveau marin.

Nous remercions le Service de Communication et du Patrimoine de la commune de Pénestin en la personne de Frédéric Brettier qui a soigné l’organisation de l’animation par une active communication préalable, tant auprès de la presse (photographie n°4), que par la diffusion de l’information, via le site internet municipal et via les panneaux lumineux qui se situent au sein du bourg. Nous le remercions également pour l’accueil qu’il a su réserver aux intervenants.  

Cet événement nous a aussi permis de diffuser nos publications (sous la forme d’articles parus dans nos feuillets mensuels) par la vente de quelques feuillets ayant trait au site, de renforcer notre collaboration avec l'U.M.R. 6566 de l'Université de Rennes 2 en la personne de Catherine Dupont, et de nouer des contacts avec Bruno Philipp, le prospecteur local très actif dans cette partie du Morbihan proche de la Loire-Atlantique.
 
Espérons que cette intervention puisse accélérer la prise en charge du site dans une démarche archéologique plus développée malgré la difficulté posée par la zone de protection des milieux littoraux dans laquelle il s'insère.

Jacques Hermouet

* Archéomalacologue : Spécialiste de l'archéomalacologie : étude des coquilles de mollusques découverts sur des sites archéologiques.

 


L'équipe, à laquelle manque notre photographe : Sylvie Pavageau (photo S. Pavageau)


L'exposé (photo. C. Hermouet)


La présentation des pièces (photo. C. Hermouet)


 La Une ! (photo. C. Hermouet)


Brisons la coquille (photo. C. Dupont)

 

 


Le Bulletin Etudes n°29 (2017)
(vient de paraître)

DECOUVERTES PALEOLITHIQUES EN LAYON ET BASSE LOIRE 

L'industrie Moustérienne de La Marche à Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire)

Par Louis NEAU

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Le gisement paléolithique inférieur de Saint-Etienne-De-Montluc
(Loire-Atlantique)

Par Jacques HERMOUET et Anne-Lyse RAVON

 

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Le Bulletin Etudes n°28 (2016)
(paru en avril 2017)

"Une maison pour l'éternité", le mégalithisme en Vendée
de Nicolas JOLIN

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