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Dimanche 16 Décembre 2018

Conférence sur les

En rouge et noir : la couleur symbolique
dans la grotte des Combarelles 1.
(Les Eyzies-de-Tayac, Dordogne)

 

Elena Paillet – Man-Estier
Conservatrice du patrimoine, Service régional de l’archéologie de la DRAC Bretagne, UMR6566 Université de Rennes I.

 

Située au cœur de la vallée « de l’Homme », le long de la rivière Vézère en Dordogne, la grotte des Combarelles I (Les-Eyzies-de-Tayac) est connue pour la qualité de son art gravé attribué au Magdalénien. Le long des 500m² de parois se mêlent d’innombrables chevaux, aurochs, rennes et bisons souvent réalistes et très détaillés. Ces gravures spectaculaires ne sont cependant pas les seuls témoignages artistiques du dispositif pariétal. En effet, parmi les animaux et en lien avec eux, se logent de nombreuses traces colorées, noires et rouges,  qu’une mauvaise conservation a souvent rendues peu lisibles.


(Illustration : Eric LE BRUN)

 

Mettant à profit les moyens actuels de traitement des images, nous avons réalisé un inventaire complet de ces traces, taches et autres marques colorées. Parce qu’elles sont présentes tout au long du parcours souterrain, parce qu’elles rythment notre découverte des représentations, elles nous ont semblé bien plus importantes qu’elles ne le semblent au premier abord. En réétudiant leur emplacement, leur contexte, leur mise en œuvre, nous avons pu mettre en évidence différentes façon de « mettre en couleur ». Nous avons surtout noté l’existence de très nombreuses traces, parfois infiniment discrètes, qui rehaussent et marquent les gravures animales. Ce supplément symbolique, si discret, nous semble une clé essentielle pour approcher au mieux les processus techniques, conceptuels et symboliques des artistes de la vallée de la Vézère, il y a environ 17000 ans.

Dimanche 13 Janvier 2019

Conférence sur

« Le Néolithique dans le secteur de St Lyphard »
par Anthony Denaire, préhistorien.

 

Dimanche 17 Février 2019

ASSEMBLEE GENERALE

 

17 Mars 2019

Conférence sur

La grotte de La Roche-Cotard (Langeais, Indre-et-Loire)
Deux responsables ?
Quatre coupables ?

 

Par Jean-Claude Marquet, Préhistorien, ancien Conservateur du Musée Départemental de Préhistoire du Grand-Pressigny et responsable du Projet Collectif de Recherches de La Grotte Cottard, à Langeais, en Indre-et-Loire.

 

Le site de La Roche-Cotard s'ouvre à mi-hauteur du versant, en rive droite de la vallée de la Loire. Exposé au sud, il se compose d'une grotte (découverte par François d'Achon en 1912), d'une station ouverte en pied de paroi, d'un petit abri très bas et d'une petite grotte-abri dont le remplissage participe à une grande coupe de 10 mètres de hauteur.

 

 

Dans ces quatre locus, les restes fauniques et lithiques sont bien conservés mais il est dommageable, pour la connaissance du site, que les silex taillés découverts dans la grotte principale aient disparu. Les os découverts sont très nombreux, ils appartiennent à un grand nombre d'espèces différentes depuis le grand lion des cavernes jusqu'au lemming à collier. Pas un seul silex taillé n'a été produit par Homo sapiens, toute l'industrie lithique est à attribuer à l'Homme de Neandertal qui est, très probablement, le seul à avoir habité la grotte avant sa découverte. La légère incertitude qui subsiste devrait prochainement être levée grâce à la datation du moment où la grotte a été fermée naturellement et est devenue inaccessible.

 

 

Cette légère incertitude qui va encore durer quelques semaines ou quelques mois est ennuyeuse car les parois de la grotte d'Achon montrent des traces dues à certaines espèces cavernicoles qui ont habité la cavité (principalement l'ours des cavernes), mais surtout des traces dues à l'homme qui a fréquenté cet espace. La Roche-Cotard est donc la seconde grotte ornée connue de la région Centre après la grotte Blanchard qui se trouve dans le site de La Garenne à Saint-Marcel dans l'Indre. Si mon hypothèse basée sur la stratigraphie du site et les premières datations OSL est bonne (cette hypothèse est validée par J.-J. Macaire, spécialiste du Quaternaire de la région Centre), La Roche-Cotard serait donc la seule grotte ornée française possédant des tracés à caractère symbolique dus à l'Homme de Neandertal.

 

 

Le site est menacé depuis sa découverte alors que, du fait qu'il se trouve dans une propriété privée clôturée de murs, il n'a que très rarement été visité et n'a donc pas subi de dégradation par les visiteurs. Il n'y a qu'un seul graffiti moderne sur les parois qui sont d'une très grande fragilité. Ce sont surtout les conditions climatiques externes qui jouent un rôle dégradant que l'on va devoir ralentir si on ne peut le faire cesser complètement.

La grotte est de très petites dimensions, elle ne pourra jamais être visitée; il conviendra donc de prévoir, pour le grand public, un espace, quelque part, pour y présenter ces premières œuvres de toute l'histoire de l'humanité en Europe occidentale. Une vitrine et une maquette sont consacrées au site, au musée du Grand-Pressigny. Le "masque" de La Roche-Cotard est actuellement présenté au Musée de l'Homme à Paris dans le cadre d'une exposition consacrée à  Neandertal.

Le site a été récemment inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et sera prochainement soumis à la demande de classement.

En savoir +

 


Le Bulletin Etudes n°29 (2017)
(vient de paraître)

DECOUVERTES PALEOLITHIQUES EN LAYON ET BASSE LOIRE 

L'industrie Moustérienne de La Marche à Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire)

Par Louis NEAU

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Le gisement paléolithique inférieur de Saint-Etienne-De-Montluc
(Loire-Atlantique)

Par Jacques HERMOUET et Anne-Lyse RAVON

 

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Le Bulletin Etudes n°28 (2016)
(paru en avril 2017)

"Une maison pour l'éternité", le mégalithisme en Vendée
de Nicolas JOLIN

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