Nous vous donnons rendez-vous,
pour les prochaines réunions

le dimanche 21-05-2017
de 9h30 à 12h

Amphithéatre du Muséum d’Histoire Naturelle
12 rue Voltaire 44000 NANTES

Éperons barrés, talus et enceintes préhistoriques… Quels vestiges archéologiques subsistent sur les sites littoraux de Bretagne ?

par Hervé Duval
Doctorant contractuel, Université de Rennes 1
UMR 6566, CReAAH
(Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire)

Dans le cadre d’une thèse de doctorat menée à l’Université de Rennes 1 (sous la direction de Marie-Yvane Daire), des recherches ont récemment été entreprises sur le littoral breton. Celles-ci ont apporté de nombreuses informations sur les occupations dites « fortifiées » attribuables, dans de nombreux cas, à l’Âge du fer. Au moyen de prospections de terrain, ces sites font actuellement l’objet d’une étude et parfois même d’un suivi archéologique, puisque leurs vestiges sont plus que jamais soumis à l’érosion, aussi bien naturelle qu’anthropique. Plusieurs de ces sites prospectés ont toutefois révélé des structures et/ou du mobilier archéologique antérieurs à l’Âge du fer et la question de leur occupation, voire de leur mise en défense, lors de la préhistoire, n’est donc pas à exclure. En effet, les emplacements topographiques retenus bénéficient de nombreux atouts (défenses naturelles, points de contrôles, surfaces, etc.) que les populations anciennes semblent avoir mis à profit, et ce, dès le Néolithique.

Les problématiques soulevées par l’occupation discontinue font partie intégrante de la réflexion actuelle autour de ces sites. Du Néolithique jusqu’aux derniers aménagements liés au Mur de l’Atlantique, en passant par la défense du littoral sous Vauban, de nombreux sites livrent aujourd’hui un phasage extrêmement complexe que seule une étude archéologique exhaustive permet de mieux comprendre. Même si les vestiges des époques préhistoriques demeurent très ténus dans la majorité des cas, leur remise en contexte et les comparaisons qu’il est possible de réaliser à plus grande échelle permettent de mieux les comprendre. Il convient également de les reconsidérer car l’attention du chercheur peut rapidement se tourner vers les occupations postérieures qui les masquent et les recouvrent, quand elles ne les ont pas totalement fait disparaitre par oblitération. Par ailleurs, dans le cas des talus, leur architecture complexe et élaborée a bien été mise en évidence par le regard des néolithiciens qui les ont (ré) étudiés récemment. Il est donc crucial de se pencher sur ces vestiges archéologiques autour desquels viennent prendre place de nombreuses interrogations (fonction du site, nature de l’occupation, lien avec les territoires environnants, etc.) qui ne sont pas sans trouver des similitudes avec la Protohistoire.

À travers certains exemples de sites, choisis parmi les plus évocateurs, et grâce à une remise en contexte des données issues des prospections récentes, les questions que soulèvent ces vestiges préhistoriques seront abordées au moyen d'une synthèse générale. Celle-ci visera à mieux comprendre et identifier des vestiges souvent ténus et dont la fouille fine demeure la seule méthode qui permette d’en comprendre l’organisation.

- – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - -

Le bulletin étude n°28 (2016)
(paru en avril 2017)

- – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - -

Le bulletin étude n°27 (2012)
(paru en mai 2013)

est en vente sur ce site (rubrique boutique)

"Dictionnaire archéologique : Le Néolithique en Pays de Châteaubriant"

Par Erwan Geslin et Dominique Egu

- – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - – - -