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Dimanche 13 Janvier 2019

Conférence sur

« Le Néolithique dans le secteur de St Lyphard »
par Anthony Denaire, préhistorien.

 

Nichée entre, à l’Ouest, les marais de Mézérac, de Pompas et d’Arbourg, qui communiquent avec l’Atlantique, et, à l’Est, la Grande Brière Mottière dont elle marque la bordure occidentale, la commune de Saint-Lyphard occupe une position stratégique en constituant l’un des deux accès terrestres à la Presqu’île guérandaise.

Son territoire est encore parsemé de nombreux monuments mégalithiques qui témoignent d’une fréquentation et d’une occupation dense tout au long du Néolithique, période qui court de la fin du 6e millénaire au début du 2e millénaire avant notre ère. C’est au Néolithique que les techniques de la domestication des plantes et des animaux sont introduites dans notre région et que, plus tard, se développe le mégalithisme.

Le dolmen de Kerbourg est indéniablement le monument le plus connu de la commune et un des plus photographiés de Loire-Atlantique. Fouillé à la fin du 19e s. par le révérend anglais Lukis, nous connaissons finalement peu de choses de ce dolmen dont le rare mobilier archéologique qui y a été recueilli est aujourd’hui conservé dans les réserves du British Museum.
La célébrité de ce monument ne doit pas masquer une réalité moins avouable, celle de l’abandon presque total de ce patrimoine depuis les années 1990. Sans le travail de l’association Archives et Histoire, dans lequel cette étude s’enracine, bon nombre de monuments ne seraient tout simplement plus visibles dans le paysage et sombreraient encore plus vite dans l’oubli.

Cette communication se propose de présenter ce patrimoine en péril et de le replacer dans un cadre plus général, celui du Néolithique de l’ouest de la France.

 

Dimanche 17 Février 2019

ASSEMBLEE GENERALE

 

17 Mars 2019

Conférence sur

La grotte de La Roche-Cotard (Langeais, Indre-et-Loire)
Deux responsables ?
Quatre coupables ?

 

Par Jean-Claude Marquet, Préhistorien, ancien Conservateur du Musée Départemental de Préhistoire du Grand-Pressigny et responsable du Projet Collectif de Recherches de La Grotte Cottard, à Langeais, en Indre-et-Loire.

 

Le site de La Roche-Cotard s'ouvre à mi-hauteur du versant, en rive droite de la vallée de la Loire. Exposé au sud, il se compose d'une grotte (découverte par François d'Achon en 1912), d'une station ouverte en pied de paroi, d'un petit abri très bas et d'une petite grotte-abri dont le remplissage participe à une grande coupe de 10 mètres de hauteur.

 

 

Dans ces quatre locus, les restes fauniques et lithiques sont bien conservés mais il est dommageable, pour la connaissance du site, que les silex taillés découverts dans la grotte principale aient disparu. Les os découverts sont très nombreux, ils appartiennent à un grand nombre d'espèces différentes depuis le grand lion des cavernes jusqu'au lemming à collier. Pas un seul silex taillé n'a été produit par Homo sapiens, toute l'industrie lithique est à attribuer à l'Homme de Neandertal qui est, très probablement, le seul à avoir habité la grotte avant sa découverte. La légère incertitude qui subsiste devrait prochainement être levée grâce à la datation du moment où la grotte a été fermée naturellement et est devenue inaccessible.

 

 

Cette légère incertitude qui va encore durer quelques semaines ou quelques mois est ennuyeuse car les parois de la grotte d'Achon montrent des traces dues à certaines espèces cavernicoles qui ont habité la cavité (principalement l'ours des cavernes), mais surtout des traces dues à l'homme qui a fréquenté cet espace. La Roche-Cotard est donc la seconde grotte ornée connue de la région Centre après la grotte Blanchard qui se trouve dans le site de La Garenne à Saint-Marcel dans l'Indre. Si mon hypothèse basée sur la stratigraphie du site et les premières datations OSL est bonne (cette hypothèse est validée par J.-J. Macaire, spécialiste du Quaternaire de la région Centre), La Roche-Cotard serait donc la seule grotte ornée française possédant des tracés à caractère symbolique dus à l'Homme de Neandertal.

 

 

Le site est menacé depuis sa découverte alors que, du fait qu'il se trouve dans une propriété privée clôturée de murs, il n'a que très rarement été visité et n'a donc pas subi de dégradation par les visiteurs. Il n'y a qu'un seul graffiti moderne sur les parois qui sont d'une très grande fragilité. Ce sont surtout les conditions climatiques externes qui jouent un rôle dégradant que l'on va devoir ralentir si on ne peut le faire cesser complètement.

La grotte est de très petites dimensions, elle ne pourra jamais être visitée; il conviendra donc de prévoir, pour le grand public, un espace, quelque part, pour y présenter ces premières œuvres de toute l'histoire de l'humanité en Europe occidentale. Une vitrine et une maquette sont consacrées au site, au musée du Grand-Pressigny. Le "masque" de La Roche-Cotard est actuellement présenté au Musée de l'Homme à Paris dans le cadre d'une exposition consacrée à  Neandertal.

Le site a été récemment inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et sera prochainement soumis à la demande de classement.

En savoir +

 


Le Bulletin Etudes n°29 (2017)
(vient de paraître)

DECOUVERTES PALEOLITHIQUES EN LAYON ET BASSE LOIRE 

L'industrie Moustérienne de La Marche à Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire)

Par Louis NEAU

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Le gisement paléolithique inférieur de Saint-Etienne-De-Montluc
(Loire-Atlantique)

Par Jacques HERMOUET et Anne-Lyse RAVON

 

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Le Bulletin Etudes n°28 (2016)
(paru en avril 2017)

"Une maison pour l'éternité", le mégalithisme en Vendée
de Nicolas JOLIN

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