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de Nantes (9h30 – 12h00)

14 novembre 2021

Trente années de moissons archéologiques dans les ciels d’Armorique

 

Gilles Leroux, archéologue à l’Inrap, est aussi un prospecteur aérien bénévole. C’est accompagné de Maurice Gautier, photographe, et leur pilote, Philippe Guigon, qu’il nous présentera, lors de cette conférence, le bilan de leurs recherches.

 

Depuis plus de trente années, des archéologues volants ont patiemment scruté les terroirs du Massif armoricain, à la recherche d’anomalies dans la croissance des végétaux. Les deux photographes Maurice Gautier et Gilles Leroux, ainsi que leur pilote Philippe Guigon, livrent, en publiant Les moissons du ciel aux Presses universitaires de Rennes, quelques-unes de leurs plus remarquables découvertes, choisies parmi une fructueuse moisson de plusieurs milliers de sites inédits.

Loup – Font-de-Gaume – Relevé Breuil. Domaine public 1915.

 

Les recherches aériennes entreprises depuis 1985 dans l’Ouest de la France (les actuelles régions Bretagne et Pays de la Loire), au sein de programmes de prospection-inventaire, ont renouvelé les connaissances sur le peuplement de ces contrées occidentales longtemps considérées comme « des déserts archéologiques ». L’élaboration progressive de méthodes adaptées aux systèmes de cultures, privilégiant les survols estivaux, ont permis la constitution d’importants fonds photographiques sur l’occupation ancienne du sol. L’analyse des données géographiques montre l’influence particulière de certains paysages remembrés, de la dynamique agricole et des conditions géo-pédologiques sur l’acquisition des résultats. Les découvertes les plus significatives concernent la fin de la Protohistoire et la période gallo-romaine, pour lesquelles l’enclos constitue un mode d’occupation généralisée des terroirs. Mais des révélations aériennes attribuables à d’autres périodes viennent aussi bonifier largement ces travaux aériens. Défilent ainsi les maisons longues des premiers agriculteurs, dont on ne connaissait il y a peu pratiquement que les seuls ensembles mégalithiques, les habitats et enclos funéraires des hommes de l’âge du Bronze, et surtout, très fréquemment, les innombrables fermes, chemins et champs des Gaulois. L’empreinte de Rome est bien marquée, souvent dans la continuité des occupations antérieures avec ses villae, lieux de cultes, villes et bien entendu le réseau routier. Si les sites du haut Moyen-Âge se laissent difficilement apercevoir, ceux du Moyen Âge central, sites religieux mais surtout castraux, sont bien représentés. Enfin, la naissance du bocage, puis l’émergence d’une agriculture industrielle, aboutissent aux patchworks des paysages actuels.

 

Les auteurs se proposent, au cours d’une conférence richement illustrée, de montrer que les découvertes réalisées dans le département de Loire-Atlantique ne se singularisent pas particulièrement du reste du massif armoricain. Toutefois pour des raisons tenant à la nature des sols ou aux aménagements des paysages modernes (remembrements et drainages conjointement réalisés à très grande échelle), les secteurs où les découvertes sont les plus nombreuses se réduisent aux pays guérandais et de Retz ainsi qu’à la frange septentrionale du département.

 


Commande du nouveau bulletin étude n°30 (2020) de la SNP
par Solène BOURDIN-LAUNAY

LES PEUPLEMENTS NÉANDERTALIENS
DE VENDÉE
Apport de l’étude de la collection Blondiaux

Bon de commande

Les peuplements préhistoriques de Vendée ont été peu étudiés et restent mal connus. Ce Bulletin-Etude n°30 met en lumière l’important travail d’étude, réalisé par l’archéologue Solène Bourdin-Launay, d’une importante collection d’artefacts lithiques préhistoriques, glanés en surface durant des décennies par Laurent Blondiaux, un prospecteur passionné.

Cet ensemble de plusieurs milliers de pièces, confié à l’Historial de la Vendée, lui a permis de recueillir des informations inédites sur les peuplements anciens, et inventorier une quinzaine de sites paléolithiques, dans 19 communes. C’est ainsi que l’industrie moustérienne du site des Noues Malatiers constitue une nouvelle référence pour la connaissance du Paléolithique moyen.

Le croisement des données de la géologie et de la topographie, avec celles fournies par les industries, ouvre des voies de réflexion, jusqu’alors inédites, quant aux implantations et éventuelles stratégies opérées par les Hommes sur des territoires situés à l’interface des bassins sédimentaires parisien et aquitain, où les ressources en matières premières taillables sont inégalement présentes.

Cette étude a aussi permis la déclaration de sites bien localisés, donc de mieux les protéger et ouvre de nouvelles perspectives de recherche pour la connaissance du patrimoine archéologique du département.