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le Protocole sanitaire
des conférences
de la SNP


Nous vous donnons rendez-vous,
pour les prochaines réunions

dans l'amphithéâtre
du Muséum d'Histoire Naturelle
de Nantes (9h30 – 12h00)

Dimanche 18 octobre 2020

Le pollen pour décrire l’environnement végétal
au Quaternaire et étudier le peuplement
préhistorique de l’Europe.

Vincent LEBRETON, palynologue, professeur au Musée National d'Histoire Naturelle ; UMR 7194 Histoire Naturelle de l’Homme Préhistorique-CNRS (InEE).

Le Quaternaire se caractérise par l’émergence puis la récurrence de cycles climatiques depuis 2,6 millions d’années. Au Pléistocène, les analyses polliniques enregistrent l’histoire de la végétation en réponse à ces changements climatiques alternant des périodes glaciaires et interglaciaires. Pendant cette longue période, l’Homme préhistorique va graduellement coloniser le continent européen en s’adaptant aux contraintes environnementales et climatiques. Cependant, les activités de ces sociétés paléolithiques de chasseurs-cueilleurs ne modifient pas les paysages naturels. Ce n’est qu’à partir de l’Holocène, lors du dernier épisode de réchauffement climatique, que vont émerger les sociétés d’agriculteurs et d’éleveurs du Néolithique. Les activités humaines croissantes associées à ce nouveau mode de subsistance vont s’ajouter aux effets du réchauffement climatique global et modifier durablement la structuration du couvert végétal.

Au cours de la conférence, les résultats d’études palynologiques récentes seront présentés pour illustrer les grandes périodes culturelles de la Préhistoire européenne, en lien avec le développement cognitif des Hominines ayant successivement peuplé et occupé le territoire européen pendant le Quaternaire.

- Cliquer sur l'image, ci-dessus, pour l'agrandir -

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Dimanche 15 novembre 2020

Exploitation des poissons à Eynan/Ain Mallaha
(Vallée du Jourdain, Israël) au Natoufien final
(fin du Pléistocène)

Par Aurélia Borvon

Après une présentation générale de ce qu’est l’archéo-ichtyologie, la communication visera à exposer les données issues de ce type d’étude sur un site de la fin du Pléistocène situé en Israël, celui d’Ain Mallaha/Eynan (fouilles F. Valla et H. Khalaily).

Ce site est un site natoufien majeur, situé dans la haute vallée du Jourdain, près du lac Hula. Le niveau le plus récent, du Natufien final, a livré une quantité exceptionnelle de restes de poissons (plusieurs milliers). L'importance du poisson dans la subsistance des sociétés du Pléistocène supérieur est une question cruciale qui a été soulevée pendant plusieurs décennies mais qui a longtemps manqué d'études détaillées. La présence de ces milliers de restes ichthyologiques permet donc ici d'examiner cette question.

Les poissons, tous d'eau douce, appartiennent à deux familles essentiellement, les cichlidés et les cyprinidés. La présence discrète d’une troisième famille, celle des salmonidés, est également à signaler.

L'étude de ces vestiges très abondants vise, grâce à différents aspects qui seront détaillés (identification des espèces, nombre d’individus et estimation des tailles, etc.), à reconstituer l'ichtyofaune du paléo-lac Hula, l'exploitation et la consommation des différentes espèces de poissons et leur contribution à la subsistance natoufienne.

 


Commande du nouveau bulletin étude n°30 (2020) de la SNP
par Solène BOURDIN-LAUNAY

LES PEUPLEMENTS NÉANDERTALIENS
DE VENDÉE
Apport de l’étude de la collection Blondiaux

Bon de commande

Les peuplements préhistoriques de Vendée ont été peu étudiés et restent mal connus. Ce Bulletin-Etude n°30 met en lumière l’important travail d’étude, réalisé par l’archéologue Solène Bourdin-Launay, d’une importante collection d’artefacts lithiques préhistoriques, glanés en surface durant des décennies par Laurent Blondiaux, un prospecteur passionné.

Cet ensemble de plusieurs milliers de pièces, confié à l’Historial de la Vendée, lui a permis de recueillir des informations inédites sur les peuplements anciens, et inventorier une quinzaine de sites paléolithiques, dans 19 communes. C’est ainsi que l’industrie moustérienne du site des Noues Malatiers constitue une nouvelle référence pour la connaissance du Paléolithique moyen.

Le croisement des données de la géologie et de la topographie, avec celles fournies par les industries, ouvre des voies de réflexion, jusqu’alors inédites, quant aux implantations et éventuelles stratégies opérées par les Hommes sur des territoires situés à l’interface des bassins sédimentaires parisien et aquitain, où les ressources en matières premières taillables sont inégalement présentes.

Cette étude a aussi permis la déclaration de sites bien localisés, donc de mieux les protéger et ouvre de nouvelles perspectives de recherche pour la connaissance du patrimoine archéologique du département.